À la recherche de nouvelles sensations physiques ou simple amateur de promenades dans un cadre magnifique ?

Alors le ski de randonnée est fait pour vous !

Cette technique ancestrale, aujourd’hui pratiquée pour le loisir, gagne du terrain d’année en année chez tous les amateurs de randonnées en montagne.

Pourtant, si le ski de randonnée est attrayant pour la liberté qu’il offre, il peut aussi inquiéter par la performance physique et technique qu’il exige, ainsi que pour le potentiel danger que représente sa pratique.

Il est donc tout à fait légitime que vous doutiez avant de débuter le ski de randonnée et de vous lancer sur les pentes enneigées de nos massifs.

Pas de panique ! Grâce à 4 conseils clés, nous allons donc éclairer votre lanterne pour vous permettre de débuter le ski de randonnée en toute sérénité.

 

1- Évaluez votre niveau technique et physique

 

Faut-il avoir un bon niveau de ski alpin pour débuter le ski de randonnée ?

 

Bien que le ski de randonnée soit accessible à toutes et tous, il est évident qu’une bonne maîtrise du ski de piste, et plus encore du ski hors-piste, est un avantage.

D’ailleurs, nombreux sont les amateurs de ski de randonnée à avoir passé beaucoup de temps dans les stations de ski.

Lors de la descente, la technique fondamentale du ski de randonnée est la même que celle du ski alpin. Il vous faudra logiquement un peu plus de temps pour progresser, car vous cumulez moins rapidement de dénivelé négatif (de descente).

La différence de technique se situe au moment de la montée, où le talon est libre et offre au skieur la possibilité de marcher. C’est aussi simple que cela !

Pour les mordus de snowboard : Vous pouvez vous tourner vers le splitboard, un snowboard qui se divise en deux skis pour la montée. Cette nouvelle pratique, encore assez peu répandue, est l’alternative idéale pour les férus de snowboard.

 

4 conseils pour débuter le ski de randonnée

 

Un sport physique, mais pas inaccessible

 

Comme pour la randonnée en raquettes ou le ski de fond, les personnes qui pratiquent le ski de randonnée n’ont pas tous les mêmes motivations.

Certains skieurs y voient un moyen de découvrir par eux-mêmes des panoramas incroyables, quand d’autres recherchent d’abord le défi physique et les sensations !

Pas de panique donc si vous n’êtes pas un habitué des exercices de cardio, vous pouvez débuter le ski de randonnée à votre rythme (c’est même plutôt conseillé, si vous ne voulez pas vous en dégoûter rapidement…).

 

Gardez tout de même en tête que le ski de randonnée est une pratique sportive qui consiste à monter jusqu’à un sommet ou un col pour skier en descente ensuite, cela une ou plusieurs fois par excursion.

Ce n’est donc pas non plus un sport de tout repos et, comme pour le trekking, vous pouvez tout à fait vous préparer physiquement en amont, à la maison.

 

Une technique spécifique pour commencer le ski de randonnée : la conversion

 

Si le ski de randonnée est similaire au ski alpin en descente, il en est pour le moins très éloigné au moment de la montée.

En effet, oubliez les remontées mécaniques, ici ce sont vos jambes qui vont vous porter jusqu’aux sommets !

Pour ce faire, il est d’usage de pratiquer la technique de la conversion. Elle consiste à effectuer l’ascension en enchaînant des virages en épingles qui permettent de monter de fortes pentes en lacets.

Cela permet de garder une inclinaison de pente convenable et de vous économiser par la même occasion. De cette façon le chemin est certes plus long, mais bien moins éprouvant.

 

Pour bien réussir vos premières conversions (qui peuvent être un peu angoissantes, on vous l’accorde) lorsque vous débutez le ski de randonnée :

  • Pensez à garder vos skis à l’horizontal de la pente.
  • N’écartez pas trop les jambes, vous risqueriez la chute en grand écart (qu’on ne vous souhaite pas…).
  • Servez-vous de vos bâtons pour garder l’équilibre.

Voilà une technique qui vous fera progresser en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !

 

2- Être ou ne pas être accompagné pour débuter le ski de randonnée ?

 

Commencer le ski de randonnée avec un moniteur ou participer à un évènement, c’est choisir la prudence

 

Nous ne saurions mieux vous conseiller que de vous faire accompagner d’un guide pour vos premières sorties en ski de randonnée.

Évidemment, cela représente un petit investissement de départ, mais vous le rentabiliserez rapidement, tant au niveau de la sécurité, qu’en apprentissage de la technique.

 

L’ESF (Ecole du Ski Français), ainsi qu’un bon nombre de club alpins proposent des initiations ou des cours particuliers.

Il existe aussi de nombreux stages, mais ceux de l’UCPA restent les plus connus. Vous pourrez trouver des stages de 3 jours à une semaine dans des prix compris entre 300 et 1200€. Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts !

 

Pour les plus petits budgets, vous pouvez également vous tourner vers les offices du tourisme des stations, qui organisent de plus en plus d’évènements sur les pistes de ski, ouverts à tous, parfait pour les débutants en ski de randonnée.

 

Faire du ski de randonnée seul(e) : commencer doucement

 

Vous ne souhaitez pas être accompagné(e) ?

Ce n’est pas un problème, tout le monde peut s’aventurer seul sur les crêtes enneigées, en respectant des règles de sécurité.

Si vous êtes un débutant en ski de randonnée, nous vous conseillons cependant de commencer le ski de randonnée par des itinéraires balisés dans un domaine skiable.

De plus en plus nombreux dans les stations, ils sont intéressants sur de nombreux points :

  • la variété de difficultés proposées
  • des pistes sécurisées
  • et un accès à de nombreux services à proximité que l’on ne trouve évidemment pas en pleine montagne.

Si vous êtes un vrai dur et que vous visez le hors-piste et le freeride, alors ne partez jamais sans votre matériel de sécurité et renseignez-vous sur les difficultés et les dangers de l’itinéraire que vous envisagez d’effectuer.

 

3- S’équiper correctement pour commencer le ski de randonnée

 

Des skis oui, mais pas n’importe lesquels !

 

Les skis de randonnée sont, à peu de chose près, les mêmes que ceux utilisés en ski de fond.

Les différences résident dans les fixations des chaussures (qui vous permettent d’avoir le talon libre à la montée), le fait qu’ils soient plus légers et plus larges, ainsi que dans l’ajout d’une “peau de phoque” sur la semelle lors de l’ascension.

Pour débuter le ski de randonnée, il vous est bien sûr possible d’acheter comme de louer vos skis. Dans les deux cas, veillez à ce que votre matériel soit assez récent (moins de cinq ans), car la qualité des équipements progressent très vite que ce soit en termes de légèreté et de skiabilité et il serait dommage de vous en priver !

Pour ce qui est des fixations, il est important de bien les choisir.

Il en existe d’ailleurs 2 types :

  • débrayables (la forme ancienne)
  • ou à inserts.

Faites-donc bien attention à ce que vos chaussures soient adaptables à vos fixations, sans quoi vous risquez une mauvaise surprise au moment de chausser.

 

La “peau de phoque”, kesako ?

 

Ce qui est communément appelé “peau de phoque” (même si ce matériau a heureusement été abandonné depuis bien longtemps), est en fait une sorte de bande autocollante recouverte d’une fourrure en nylon ou mohair. Ainsi, il est important d’en connaitre certains secret avant de commencer le ski de randonnée.

Ces bandes agrippantes, spécifiques au ski de randonnée, permettent de glisser en avant sans glisser en arrière et donc de gravir des pentes enneigées. De cette façon, vous pouvez monter comme si vous marchiez sur un sentier, à quelques différences près :

  • C’est vous qui faites vos propres traces (contrairement au ski de fond).
  • Vous ne soulevez pas les pieds, vous glissez sur la neige.
  • Vous utilisez la technique de la “conversion” pour les fortes pentes.

Les “peaux de phoques” sont assez fragiles, pensez donc à en prendre le plus grand soin. Il est par exemple déconseillé de les garder lors des grandes descentes, car cela les abime vite.

Dans cette situation, vous pouvez les retirer et les conserver à l’abri du froid et de la poudreuse, dans votre veste. De cette façon, la colle reste efficace si vous avez besoin de vous en resservir dans la même randonnée.

 

Avoir le bon matériel pour débuter le ski de randonnée

 

Ne partez jamais sans votre équipement de sécurité, le DVA

 

Que vous envisagiez de débuter le ski de randonnée seul ou accompagné d’un guide, il est une règle d’or :

 

Ne partez jamais sans un équipement complet de secours.

 

Ainsi, que votre itinéraire soit signalé comme dangereux ou non, il est préférable de vous équiper pour parer à toutes situations, car la montagne aussi belle soit-elle, peut aussi être imprévisible.

Il vous est donc fortement conseillé de vous munir d’un Détecteur de Victimes d’Avalanches (DVA), une pelle et une sonde par personne.

La nivologie (étude de la neige) est également un point important à prendre en compte concernant la sécurité d’une sortie.

Vous pouvez notamment vous former à la gestion des risques avalancheux auprès de l’ANENA (Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches) qui propose des formations pour mieux appréhender la nivologie et pour apprendre à utiliser un Détecteur de Victimes d’Avalanches.

Vous pouvez aussi retenir que les pentes les plus favorables au départ des avalanches se situent entre 30° et 55°.

 

Soyez prudent et n’hésitez pas à demander conseil !

 

4- Choisir un itinéraire à votre niveau pour commencer le ski de randonnée

 

 

La cotation, pour vous aider à choisir votre première sortie en ski de randonnée

 

Si vous choisissez de commencer le ski de randonnée sur des tracés balisés, vous découvrirez qu’ils comportent différents niveaux (avec plus ou moins de dénivelé, longueur du parcours…).

Ainsi, les massifs français offrent déjà plus de 100 itinéraires balisés pour découvrir et se perfectionner dans la discipline.

Pour connaître le niveau de difficulté d’un parcours en France, vous pouvez d’ailleurs vous référer, dans la majorité des cas, à la cotation toponeige. Celle-ci est divisée en 3 niveaux ayant chacun 3 sous-niveaux, et un cinquième niveau qui est une échelle ouverte.

Pour décrypter cette cotation rien de plus simple :

  • Evaluez la difficulté de descente du 1.1 (itinéraire presque plat) au 5.5 (ski extrême).
  • Une cotation d’exposition en cas de chute est désignée par la lettre E, suivie d’un chiffre. Elle va de E1 (risques limités en cas de chute) à E4 (mort probable en cas de chute).

Si vous débutez le ski de randonnée, dirigez-vous de préférence vers des itinéraires compris entre 1.1 et 2.3, avec une exposition inférieure à E2.

 

Bien sur, comme pour toute échelle de niveau, ces valeurs sont subjectives et ne doivent faire l’objet d’une vérification avant départ. Elles varient aussi en fonction de l’enneigement et du risque d’avalanche. Elles ne dispensent pas non plus d’être vigilants sur le terrain !

 

 

Où débuter le ski de randonnée en France ?

 

Maintenant que vous êtes paré pour le ski de randonnée, il ne vous manque plus que la destination de votre sortie en montagne !

Vous avez de la chance, en France nous sommes très bien pourvus en matière d’itinéraires de ski de randonnée grâce à nos nombreux massifs, tous plus beaux les uns que les autres.

D’ailleurs, quelque soit le lieux où vous vous rendrez, vous y trouverez certainement un itinéraire qui conviendra à votre niveau.

Si vous manquez d’inspiration, vous trouverez votre bonheur sur le site du Community Touring Club qui répertorie la plupart des lieux où l’on peut pratiquer le ski de randonnée en France.

 


 

Alors plus qu’à chausser vos “peaux de phoques” et à partir à l’assaut des pentes enneigées à la seule force de vos jambes. Rendez-vous aux sommets pour une descente bien méritée !

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire